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Entrer dans le monde des « Années folles »
8 octobre | 18 h 00 min – 20 h 00 min
Antoine Abou, maître de conférences honoraire & Emji Giletti, philosophe
Le thème de cette année à l’Université pour tous est intitulé : « 1919-1929, Les Années folles, Le temps de l’espérance / le temps des illusions ». Et pour « Entrer dans le monde des Années folles », nous vous proposons un montage audiovisuel.
Cette période est complexe et très contrastée, une sortie de guerre à la fois douloureuse et exubérante, très différente selon que l’on se trouve en campagne ou à Paris dans le microcosme des milieux privilégiés. Les chansons populaires expriment bien cette dualité. D’un côté, il y a les souvenirs toujours vivants de la guerre et des tranchées. D’un autre côté, de nouvelles façons de faire la fête.
Entre les réparations de guerre, le désir d’oublier quatre années d’un conflit qui a fait en France 1,7 million de morts, dont 300 000 civils, 15 000 « gueules cassées » et d’innombrables traumatismes, le traité de Versailles qui a redessiné l’Europe, les États-Unis qui deviennent un modèle à imiter, c’est le temps, semble-t-il, où les maîtres mots ont été d’une part la modernité et d’autre part la vitesse.
On comprend que ce temps ait été celui de l’espérance, mais il fut aussi celui des illusions, illusions d’une paix durable, d’une prospérité sans limite, d’un progrès maîtrisé.
Pour chaque année, comme en feuilletant un almanach, nous allons vous proposer des images, des sonorités, des textes qui nous ont paru importants, inspirants ou insolites, et qui, sans approfondir les choses comme le feront les diverses conférences qui suivront, vous annoncent ces événements qui se passent dans cette décennie d’entre les deux guerres, et qui ont marqué nos mémoires.
Antoine Abou, philosophe de formation, est maître de conférences honoraire et président de l’Université pour tous de Vaison-la-Romaine. Enseignant–chercheur, il a créé une licence et une maîtrise de sciences de l’éducation à l’Université des Antilles et de la Guyane. Il a particulièrement travaillé sur la sociologie de l’éducation, de l’art et des Antilles. Dans sa vie professionnelle, il s’est intéressé aux problèmes d’éducation dans la Caraïbe. Et dans ses autres vies, la musique, les associations, la photographie et le journalisme ont absorbé une bonne partie de son temps.
Emji Giletti a suivi des études de philosophie à la Sorbonne et obtenu un doctorat d’anthropologie à l’École pratique des Hautes études en sciences sociales sur la question identitaire aux Antilles. Professeur de philosophie en IUFM, elle s’est intéressée en particulier à l’histoire des idées pédagogiques qu’elle a enseignée à l’Université des Antilles et de la Guyane en philosophie de l’éducation. Elle a eu des responsabilités au niveau académique sur la conception et la mise en œuvre des plans de formation continue des enseignants et des formateurs.
