Du cerveau à la pensée 2

Jeudi 5  novembre

Qu’est-ce que la conscience ?
vidéoconférence de Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France en psychologie cognitive

Jeudi 24 novembre

L’inconscient hier et aujourd’hui
Maryse Salmon-Martin, psychanalyste

Jeudi 19 janvier

Quelle hypnose en médecine aujourd’hui ?
Isabelle Nicklès, docteur en médecine, praticien et formateur en hypnose médicale ericksonienne et thérapies brèves

En pratique clinique l’hypnose médicale est d’abord et avant tout une pratique, un outil mis au service des professionnels de santé et des patients et qui nécessite une relation thérapeutique étroite centrée sur l’empathie et la confiance entre le praticien et le patient. De la qualité de cette relation dépend l’obtention de l’effet thérapeutique souhaité.
La conférence portera donc sur ces différents points. Après avoir donné une définition de l’hypnose en fonction des données neuroscientiques actuelles , il s’agit de la définir en termes de relation interdividuelle  et plus spécifiquement dans le cadre de la relation thérapeutique ; de replacer cette relation en tenant compte historiquement du contexte sociétal  et des principes de savoir et de pouvoir à l’œuvre pour  évoquer les notions de suggestibilité et d’hypnotisabilité ;  et enfin d’en définir les différentes utilisations en médecine.

Le docteur Isabelle Nicklès, diplomée de la Faculté de Médecine de Montpellier est médecin libéral -vacataire à l’Institut Régional du Cancer de Montpellier; praticien et formateur en hypnose médicale ericksonienne et thérapies brèves ; directeur du Diplôme Inter Universitaire d’Hypnose médicale clinique et thérapeutique, et de l’enseignement  de l’UEL « Sensibilisation à l’hypnose » pour les étudiants du second cycle des études médicales à l’Université Montpellier 1-Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes ; Présidente de l’IMHEM (Institut Montpellierain d’Hypnose Ericksonienne Médicale).

 

Jeudi 2 février

Condorcet : les Lumières et l’apprentissage de la raison critique
Charles Coutel, professeur d’université en  philosophie du droit

Nous aborderons les trois points suivants:
En un premier temps, il s’agira de situer la période mais aussi le projet d’ ensemble des Lumières  en insistant sur l’effort  déployé pour s’émanciper des tutelles religieuses  héritées d’une tradition qui inféode les esprits et les emprisonne dans des dogmes , notamment religieux . Ces dogmes paralysent la raison humaine. Un Voltaire lecteur de Newton ou de Locke affirma en revanche la puissance d’une raison qui explore  et cherche en toute liberté. Comment comprendre autrement le projet  encyclopédique d’un Diderot ou d’un D’Alembert?
En un second temps,  nous nous tournerons vers  Condorcet qui sut traduire les  Lumières dans la Révolution  de 1789. Nous insisterons sur son œuvre sur l’École et la  Constitution républicaine ; on y voit un philosophe éclairé appliquant l’activité rationnelle et critique  aux questions des savoirs à enseigner  et de la production  de la loi. Au plus près des textes nous rendrons compte d’une pensée formulant les problèmes soulevés par l’institution (en 1792) du premier régime républicain.
Enfin  nous ouvrirons le débat sur l’actualité des Lumières et de Condorcet pour  formuler, voire dépasser  les crises que traversent  l’école, la laïcité et la république.

Charles Coutel est professeur émérite de l’Université d ‘Artois en philosophie du Droit. Il a travaillé sur le siècle des Lumières et la pensée républicaine (Condorcet). Il travaille aussi sur l’actualité de la pensée politique de Péguy (Hospitalité de Péguy, paru en 2011) et une courte biographie (parue en 2013). Il est vice-président du Comité Laïcité et République. Il analyse les causes de la crise que traverse la pensée républicaine et notamment le principe de laïcité actuellement (revue Cités 2012). Il dirige l’IEFR (Institut d’étude des faits religieux) au sein duquel il co-anime un projet de recherche sur « Humanisme et Islam ».

 

Mardi 14 mars

Techniques de manipulation et stratégies d’influence
Valentin Becmeur, diplômé en philosophie, ancien élève de Sciences Po et de Saint-Cyr, est formateur en communication, fondateur du Club Éloquence de Paris et responsable du pôle communication à Othello Group.

La crédulité interroge le postulat selon lequel la rationalité est l’un des composants essentiels de la spécificité humaine. L’un des enjeux fondamentaux de la psychologie sociale est de comprendre les mécanismes qui sous-tendent nos croyances. Pourquoi croyons-nous parfois à une information que nous ne pouvons pas vérifier ? Comment les manipulateurs habiles utilisent certains mécanismes pour influencer notre jugement ?

Auteur en particulier de « Influence politique ; théories, pratiques, critiques » (2014), dont le but est aussi d’exercer le sens critique du lecteur, pour qu’il aille au-delà de l’actualité qu’on veut bien lui présenter, qu’il soit capable de décrypter ce qui relève du détournement, de la manipulation, de la propagande au service d’un parti, d’une faction, d’un mouvement, d’une personnalité, de l’État.

 

Jeudi 23 mars

Pensée scientifique et art du doute (zététique)
Denis Caroti, professeur de physique, membre de Cortecs

Si l’art du doute, le scepticisme exitent déjà depuis l’Antiquité, le terme « zététique » a été remis au goût du jour en 1998 en français par le professeur Broch, créateur du laboratoire de zététique à l’Université de Nice.
Elle a pour objectif de contribuer à la formation, chez chaque individu, d’une capacité d’appropriation critique du savoir humain.
La zététique recommande de penser avec ordre et méthode, en tenant à distance dogmes, préjugés et idées reçues. Ses objets d’étude sont plus particulièrement l’astrologie, la parapsychologie, les médecines non conventionnelles, les pseudo-sciences et autres phénomènes paranormaux
Ses moyens:
– démystifier : donner une interprétation scientifique du phénomène, expliquer quels subterfuges ou quels raisonnements erronés pourraient être utilisés pour nous amener à croire à la véracité du phénomène ou de la pseudo-science.
– promouvoir le développement de la culture scientifique, notamment à l’école : apprendre les principes d’une observation scientifique (c’est-à-dire une expérimentation et une recherche impartiale des données), apprendre à bien interpréter les résultats, et à en tirer les bonnes conclusions.
Le CorteX (COllectif de Recherche Transdisciplinaire Esprit Critique & Sciences) est un collectif né en 2010 à Grenoble, Marseille et Montpellier. Son but est de réunir tous les acteurs, enseignants, chercheurs, étudiants travaillant sur un sujet développant l’esprit critique, quelle que soit leur origine disciplinaire. Il s’agit d’un pont transdisciplinaire et inter-universités.